# 105 Foglia

Ça en vient à me gosser moi-même, mais chaque fois que je lis Foglia, je ne peux m’empêcher de penser à sa mort. Je le côtoie depuis si longtemps que, comme pour un bon ami, je n’imagine pas ma vie sans sa présence ponctuelle. Tellement de gens le lisent qui ne semblent rien comprendre à son humour. Mais pourquoi le lisent-ils encore? Et pourquoi on dirait que ce ne sont qu’eux qui lui écrivent? Dans sa chronique de ce matin, il avait l’air découragé. C’est un peu déprimant qu’il soit à la fois si facile de critiquer mais tellement dur d’exprimer sa reconnaissance envers un chroniqueur tel que lui sans passer pour le pire des lèche-bottes. Comment lui faire comprendre que certains (et j’ose espérer que cela représente la majorité de son lectorat) n’ont jamais pensé qu’il allait véritablement couvrir les jeux paralympiques;  et de plus saisissent en riant  la justesse de sa référence à l’oeuvre finale de Flaubert. En le lisant ce matin, on aurait dit qu’il pleurait dans le désert. Quel dommage!

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