# 107 Je suis un carnet japonais

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# 105 Foglia

Ça en vient à me gosser moi-même, mais chaque fois que je lis Foglia, je ne peux m’empêcher de penser à sa mort. Je le côtoie depuis si longtemps que, comme pour un bon ami, je n’imagine pas ma vie sans sa présence ponctuelle. Tellement de gens le lisent qui ne semblent rien comprendre à son humour. Mais pourquoi le lisent-ils encore? Et pourquoi on dirait que ce ne sont qu’eux qui lui écrivent? Dans sa chronique de ce matin, il avait l’air découragé. C’est un peu déprimant qu’il soit à la fois si facile de critiquer mais tellement dur d’exprimer sa reconnaissance envers un chroniqueur tel que lui sans passer pour le pire des lèche-bottes. Comment lui faire comprendre que certains (et j’ose espérer que cela représente la majorité de son lectorat) n’ont jamais pensé qu’il allait véritablement couvrir les jeux paralympiques;  et de plus saisissent en riant  la justesse de sa référence à l’oeuvre finale de Flaubert. En le lisant ce matin, on aurait dit qu’il pleurait dans le désert. Quel dommage!

# 104 Un autre Moleskine de terminé

On commence, en coulisse, à me reprocher de ne pas faire de bd. C’est que je suis en train d’en faire une pour vrai. Elle me prend beaucoup d’espace mental et ne laisse pas de place pour le reste. C’est pourquoi je ne publie que des petits dessins. C’est étonnant à quel point ce que même la bd la plus mineure peut exiger de travail et de temps. En ce qui me concerne en tout cas.