Cahier de beuverie

Fin de semaine avec des personnes tellement faciles à aimer.

Fin de semaine à se promener dans les espaces inhospitaliers du Québec. Ces espaces qui s’offrent au regard des pauvres voitures, ridiculement limitées aux lois rigides des cartes routières. Belles montagnes qui nous offrent leurs courbes de neige comme les prostituées d’Amsterdam derrière leurs vitres, mais ici, il n’y a pas de portes, pas d’entrée, on traverse et c’est tout. Une panne dans ce paysage peut être fatale et malheur à qui, entre deux escales confortables, oublie le peu de cas que ce pays si beau ferait de sa peau si le sort le jetait au milieu de ce décor. C’est un grand pays qu’on habite. Qu’on habite si peu.
Après une traversée épique qui se résume au fracassement de centaines de murs de neiges, qui naissaient derrières ces camions, mastodontes muets et innocents qu’on dépasse comme on égrène un chapelet, on a  bu les retrouvailles. Et le lendemain, avec 200 autres km dans le corps, on a bu encore. Voici mon cahier de beuverie.

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